champion’s league, lyon 0, real 4, on sort la tele et ca crie et ca rigole grave


Publicités

visite chez aby


aby travaille tout le temps, quand elle ne fait pas des poupées pour ses magasin elle peint ; son travail est trés féminin trés fin, elle passe ses après midi assise sous le ventilo à peindre ; ses amis passent s’assoient un moment, discutent, rigolent ; chez aby, c’est un monde de femme, de douceur, j’apprécie ces après midi, à faire la sieste sur le banc dans le jardin luxuriant, bercé par les rires et les mots

deuxieme seance de peinture a ouagadougou



deuxième séance au village, les enfants me voient arriver et viennent sous la paillotte, le temps de prépaprer le matériel, ils s’installent, aujourd’hui il fait trés chaud, ils alterne entre la peinture et la piscine, la séance est trés tranquille, j’évite de faire trop d’effort et plonge de temps en temps dans l’eau, l’espace de 3 minutes je suis envahit par une fraîcheur salvatrice, qui disparait instantanéement lorsque je finis de sécher

micro seance chez fatou avec poussin, 19 octobre 11


je sors la palette, comme la première fois ; il rigole ; comme il es tout petit, 3 ans, je lui prépare la couleur sur le pinceau et le lui tend, il s’en empare avec joie, n’ayant pas encore appris à tenir un crayon, il se sert du pinceau naturellement du bout du manche et non comme les petits déjà à l’école, qui le tiennent comme un crayon ; il est appliqué, il procède par petite touche souple sans écraser le pinceau, en chantant, je vois de mes yeux ce que j’avais lu dans un livre, un enfant de trois ans ne dessine pas il fait du rythme, il parait que cela vient du rythme cardiaque de sa mère quand il est dans son ventre et du rythme de l’allaitement, c’est magnifique et troublant ; quand il n’y a plus de peinture sur le pinceau, il me le tend en rigolant, je change de couleur, il tape dans ses mains en disant « bravo, bravo » et le lui rend, il se lève et danse et puis se rassoit; il est très appliqué, je suis d’ailleurs impressionné par sa concentration, et nous continuons, il me repasse le pinceau, je le lui rend avec une autre couleur

une matinee comme les autres a ouaga


levé 7 heures, malgré le ventilo qui ne ménage pas sa peine, il fait déjà 35, moi qui suis d’un naturel frileux et qui en général mets une bonne heure pour réchauffer mon corps avant de le mouiller sous les latitudes européennes ici je lève un oeil et me précipite sous la douche, pendant 5 minutes j’ai l’impression de revivre, ou au moins de respirer ; 7heures 30, je sors, au coin du six mètre, sébastien tient une petite boutique de boissons ; « bonzour monsieur charles, un nescafé ? », il est en forme est d’un naturel jovial, les voisins passent pour le café, éric est là et d’humeur taquine, comme il attend son café, il interpelle sébastien « hé sebastien, tu me sers mon café, tu crois quoi, que je suis venue pour voir ta figure toute noire », tout le monde se bidonne ; sébastien tient boutique de 6 à 14 heures, après il mange et de 15 à 22 heures il ouvre sa boutique de coiffure non loin de là, icic tout le monde n’a pas forcément de travail mais quand on en a on ne ménage pas sa peine ; 8 heures je pars en ville, un taxi collectif 200 francs qui me dépose au centre devant marina market, le supermarché climatisé pour riches et occidentaux, les vendeurs à la sauvette me reconnaissent, « eh monsieur canard, il est arrivé », j’achète mon canard enchainé hebdomadaire et vais m’assoir dans un maquis non loin, , un coca bouteille, il est 8h 30 il fait 40, à l’ombre, tout effort se paye, même pour tourner les pages du journal, mes mouvements se ralentissent, une légère brise, me permets de reprendre vie, je commande un second coca bouteille, bien meilleur qu’en canette les glaçons dans mon verre fondent à vue d’oeil, moi aussi, je vais rester là jusqu’à la fin de mon canard pour m’acclimater

tout est relatif, 14 octobre 11


en arrivant en afrique nous autres européens, sommes plein de préjugés, sur tout et rien, nous raisonnons avec notre logique propre d’occidental, notamment lorsqu’il s’agit d’argent, toujours enclin à croire que la terre entière en veux à notre porte monnaie, que les gensse qui nous entourent ne sont que des profiteurs et qu’il feront tout pour nous en déposséder; lorsque nous marchons dans la rue nous nous sentons facilement agressé par une multitude de gensse, qui venant à notre rencontre, nous demandent 100 francs ou plus, « il faut donner l’arzent », « pour manzer », joignant le geste à la parole ; ce n’est que lorsque l’on sort un peu des sentiers balisés pour touristes, lorsque l’on rencontre réellement la population, souvent en dehors des centres urbains, que l’on peut comprendre un peu mieux ces attitudes ; ici tout se partage, la même personne qui vous a demander de l’arzent le matin, lorsqu »on la croise vers midi, vous appelle en vous disant, « viens manzer », ou » tu es invité » ; ce n’est qu’en entrant dans les familles que j’ai pu constater que les rares personnes qui travaillent (la plupart du temps pour un salaire ne dépassant pas 100 euros mensuel) distribuent, chaque jour, quelques jetons (pièces) à tout le reste de la famille ; il est donc inutile amis blancs de venir en afrique avec sa valise de clichés, de paranoïa voire de complexes néo-colonisateur; la plupart du temps la question se résout devant une bière (brakina, pour le burkina, bramali pour le mali) ou en causant, la causerie ici est sacré et tout conflits ou palabres se résolvent dans la causerie, le respect de la personne ; cela est valable aussi face à une personne un tantinet vindicative qui d’aventure tenterai de tendre votre fibre culpabilisatrice à propos de l’esclavagisme, car c’est bien ici que thomas sankara à expliqué au sommet d’adis abéba que les masses populaire occidentales n’étaient en rien responsable de l’exploitation des masses populaire africaine ; je suis personnellement d’autant plus à l’aise pour en parler que mon propre grand père lorsqu’il est arrivé en france à commencé par passer une partie de sa vie au fond des mines du nord, lui n’a jamais eu ni l’idée ni l’envie d’esclavagiser l’afrique, moi non plus; restons simple pas de panique

bonzour ! bonne arrivee, prononcez tres tranquillement et en roulant les R


mercredi 12 octobre 2010, ouagadougou ; depuis un moment déjà et comme à chaque fois que je me retrouve quelque part en afrique, je suis épaté par les gensses qui m’entourent, outre leur gentillesse, leur politesse et leur douceur toutes trois légendaires, il existe une différence totale entre notre société et la leur; une différence qualificative, pour moi essentielle et qualitative ; la dignité de la personne et de l’individu en particulier ; venant d’un pays où cette dignité et la plupart du temps remplacée par la fierté ; « la france » n’est elle pas cette contré dont tous le reste du monde raille le symbole du coq chantant les pieds dans la merde ; cela change fondamentalement les comportements ; la fierté n’est pas une valeur, elle résulte d’un combat, un complexe ambigu de supériorité émanation de son inverse celui d’infériorité ; une revendication individuelle ou de classe qui divise, éloigne les gensse et la société dans son ensemble ; fierté de ci de ça, fierté d’être français, qui se traduit souvent à l’extrême par un nationalisme irraisonné, ignorant de l’histoire, de la sociologie et du reste du monde, stérile et suicidaire ; fierté d’être de là ou d’ailleurs, en parlant de pieds dans la merde, fierté d’être marseillais, fier d’une ville soit disant cosmopolite, mais en réalité sectaire, raciste (30% de FN en moyenne à chaque élections); communautariste jusqu’à l’outrance, au point de souvent ne côtoyer sa vie durant que son quartier ou son clan, formé depuis la maternel, une connaissance me disait un jour « pourquoi j’irais ailleurs, il y a tout à marseille », un autre exemple, à marseille on dit « gratter l’amitié » expression horrible si il en ait est ce que l’amitié se gratte ou se partage, je vous en laisse juge ; fierté encore identitaire, sexuelle, pour ne prendre que celle la, par exemple fierté homosexuelle, comme si le fait d’avoir une sexualité orientée devait être un signe extérieure de supériorité, personnellement j’aime faire l’amour avec une femme, mais je ne le crie que très rarement sur les toits, ou alors les premiers jours (évidemment je suis fier d’avoir convaincu la plus belle femme du village, mais très vite je m’aperçois que cette beauté est relative puisque mon voisin lui est aussi fier que moi d’avoir convaincu la plus belle femme du village aussi mais ce n’est pas la même) ; pour en revenir à nos moutons, ce qui m’impressionne le plus ici, sur cette terre, mère de toute vie, c’est la dignité de chaque individu, dignité qui par essence est réflexive, donc qui vous renvoie à votre propre dignité ; tout cela de la manière la plus naturelle qui soit; ceci me fait prendre conscience de la pauvreté humaine de nos sociétés occidentale dites évoluées (encore un jugement de valeur relatif, une fierté) et de ce qui nous manque le plus, de ce que nous parlons sans cesse comme d’une valeur perdue, et qui se devrai d’être automatique « le respect », qui malheureusement, je le crois n’a jamais franchement existé, en tout les cas pas depuis que je suis né, dans cette société totalement individualiste basée sur la compétition et la division permanente de chacun envers tous le monde, la fierté est compétitive et ne mène qu’à la misère humaine, la dignité se partage et est très agréable à vivre ici en afrique, ou chaque personne que l’on croise vous regarde dans les yeux, vous sourie et vous dis « bonne arrivée, bonzour, comment ça va ? et la famille ? et les affaires ? et à la maison ? » – « ça vaaaaa bien, bien merci », tout ça en roulant les « R » et en le disant le plus tranquillement possible

premiere seance de peinture a ouaga au village nong taaba


première séance au village nong taaba (on s’aime), comme à gradignan la semaine dernière, les enfants voit la peinture ; « on peut faire de la peinture, monsieur », « ben ouais, je suis là pour ça », ils s’empare du matériel, se posent et ça démarre ; il fait toujours chaud à ouaga, mais ici au village, le micro climat opère, morgane le patron de l’hotel nous accueille avec gentillesse, un français de perpignan qui est né à bobo dioulasso, il a l’expérience du pays, son hôtel est un havre de paix, dans ce pays écrasé par la chaleur ; je suis venu avec constant mon hôte qui s’occupe de moi comme d’un roi ; nous installons le matériel pour les enfants, il est 11 heures nous avons déjà une vingtaine de petits à fond ; les enfants comme toujours commencent doucement, petit à petit ils se lâchent ; je découvre constant, ils s’occupent des enfants avec amour, cela me permet de dessiner et de m’occuper aussi des petits ; ils ont le choix, piscine ou peinture, en début de journée ils préfèrent la peinture, cela fait rire morgane qui regardent ses maîtres nageurs dépités, tous les petits sont sous la paillotes, ils peignent ; il est midi les parents qui sont installés pour manger les appellent, « monsieur je peut aller manger, je reviens après » – « mais évidemment les enfants » ; la séance file jusqu’à 14 heures ; quand soudain un serveur viens me prévenir, « attention, le vent se lève, il va pleuvoir » ; effectivement une bourrasque arrive, le ciel est gris, il se mets à pleuvoir des goutees grosses comme des oeufs de perdrix, tout le monde aux abris, la terrasse se vide, les enfants rentre avec leurs parents ; on remets ça la semaine prochaine