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mercredi 15 juin sixieme seance de peinture au centre social



la semaine dernière j’ai voulu tenter une expérience que je savais vouée à l’échec, d’avance ; en voulant un résultat pour pouvoir l’exploiter ensuite sur les murs du centre social ; je le sais pourtant ; avec de tout petits enfants, il est très compliqué de prévoir et surtout de vouloir leur faire faire un truc précis, ; ça a été le bazar pendant tout l’atelier, je glisse la dessus
cette semaine retour aux fondamentaux ; la liberté totale, dans le cadre qui nous est imparti
une feuille de la peinture, de l’eau, sans autre but que de s’exprimer dans le respect de ses copains et de leur production ; évidemment ça marche à fond
la semaine que j’ai passée ici m’a permis de rencontrer plus d’enfants, notamment des filles un peu plus âgées, du coup aujourd’hui elles sont là, de 11, 12, nous passons à 21 enfants, comme partout les grands et surtout les grandes, sont plus sérieuses et plus responsables, elle gèrent les petits, nettoient lorsqu’un verre d’eau se renverse ;
aujourd’hui ils sont deux fois plus que d’habitude et c’est calme
yohan le turbulent est devenu mon copain, il est adorable, il arrive en premier s’installe et ne lève pas le nez de la séance, il peint à fond
la toute petite venezia est là comme tous les mercredi et tout les vendredi à l’école, elle adore la peinture, je prépare une table pour les petits, aujourd’hui il y en a plein dont deux nouveaux
laurent est en haut, il fait les inscriptions, il m’a dit qu’il allait dessiner sur leur main une serrure pour le pass du jour, les enfants viennent en nous le montrant fièrement et en disant « t’as vu mon poisson » ;
hélène distribue les feuilles, grande habituée des ateliers, tout va bien, je peux m’occuper des enfants
organza , brendy, camille, gilles, dawson, houston, paloma, je commence à tous les connaître, après un mois et demi
sur une table les garçons s’amusent, ils se sont auto-proclamés, « le club des crasseux », ils s’en mettent partout avec appétit, qu’elle joie de pouvoir s’en mettre partout ; gilles en a plein son T-shirt et plein le visage, il y a de l’eau plein la table, ils s’éclatent, je leur précise juste que après la séance il vont nettoyer leur bazar car un vrai crasseux doit savoir aussi lavé, « pad’problèmes » me disent il tous en choeur ;
love arrive en retard mais elle rattrape vite le mouvement, elle aussi veut faire partie du club des crasseux, et bien sûr elle veut être la plus crasseuse, elle peint à la serpillière ; laurent fini par la stopper car sa feuille n’étant pas assez grande elle en met sur le mur ;
comme un fait exprès, il fallait que ça tombe sur elle, me courant et me tournant autour, je me retourne, sans faire gaffe, et elle prend ma main en plein élan dans la figure, ; elle éclate en sanglot ; désolé, je la prends dans mes bras pour la consoler, en deux minutes elle rigole, elle me dit « tu es mon papa », c’est trop mignon ;

il est quatre heure, c’est l’heure du goûter, le gros des troupes file dans la salle à côté pour manger sa biscotte et sa barre de chocolat ;
nous en profitons pour faire entrer ceux qui n’avaient pas un euro pour la séance, jessie, sterlina, leila, elle sont ravies, jessie me dit, « pourquoi nous on paye jamais », je lui dit « parce que vous êtes mes préférées », elle roucoule, c’est vrai que avec ces trois là, je fond totalement quand je les vois, elles le savent elles sont coquines et me font du charme à tour de bras, je craque
elles s’installent tranquille, professionnelles, elle peignent
à la fin comme à chaque fois je prends les peintures en photo, ça fascine toujours les enfants, organza m’assiste, elle surveille bien que je prenne les siennes aussi ;
après chacun récupère sa production, j’avise venezia qui va pour partir avec un stock trop important de peintures sous le bras, en réalité elle a pris les siens et tout ceux qui lui plaisaient ;
et elle n’est pas la seule, qui prends ceux de son frère, qui de sa soeur, tous le monde a une bonne raison, je leur explique que la soeur ou le frère reviendra chercher sa peinture
on ne me la fait pas à moi
leila me court après, « corde à sauter, corde à sauter », « okay, corde à sauter », du coup, évidemment tout le monde veut faire « corde à sauter », même les grands qui sont plus lourd, ça me finit, je m’arrache de la grappe qui m’enlace et m’engouffre dan la voiture de laurence ;
allez les petits à la semaine prochaine

la peinture des enfants

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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