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8 mars, c est chouette la vie


 le petit marché devant l'épicerie 19h30

c’est chouette la vie
comme je l’ai déjà dit et écrit, l’a, dernier, il faut une à deux semaines pour que la magie de la peinture opère
j’arrive dans un quartier où je ne connais personne et passe mes journées à l’arpenter et le quadriller
les rues regorgent de tête inconnues
une séance de peintures puis deux, quelques dessins d’ambiances et les choses se passent naturellement, avec douceur
tout ce que j’aime
le dessins et la peinture sont des clefs dont je me sers avec déléctation et sans retenues pour entrer dans le quotidien des gensses
avec les enfants c’est évident, c’est d’ailleurs la plupart du temps par eux que tout arrive
volontairement je me place en vue, en générale au milieu de tous le monde, curieux ils s’approchent, trés vite une petite foule se presse autour de moi et du dessin, il faut parfois que j’use de ruse pour arriver à continuer ce que je fais, tant chacun veux être le plus prés possible de l’action, parfois en plein jour il fait nuit sur mon carnet, ils vivent le dessins en direct avec moulte « oh, ah », les discutions vont bon train
cet attroupement intrigue les plus grands qui finissent par s’approcher aussi
c’est effectivement la manière la plus tranquille que je connaisse et utilise sans retenues chaque jours à divers endroits de la ville
et donc au bout de deux semaine, ces gensses pour qui j’étais et un parfait inconnu, les ayants reconnus me reconnaisent
toutes ces têtes inconnues il y a peu sont devenues, issar, fatim, aziz, binta, abdou, mohamed
en me recroisant il me demande de pouvoir se revoir ou de revoir telle ou telle scène à laquelle ils ont participé
parfois quelqu’un que je ne connais pas encore mais qui lui m’a vu me demande un peu vexé : »et moi, tu ne m’as pas dessiné »
à l’épicerie l’on m’offre le café touba, à la dibiterie pour le même tarif, le sandwich double de volume, à la sortie de l’école, une foule de petit m’entoure et veulent me serrer la main et bien sur se revoir dans le carnet « tonton sarles, tonton sarles », ceux qui ne me connaissent pas m’appelle encore toubab, trés vite corrigé par les autres : « c’est tonton sarles »
et ça partout, de la même façon, la magie de la peinture opére
et tonton sarles est heureux, comblé, reconnu, entouré d’amour et de sachet d’eau fraîche

de temps en temps je mange autre chose qu'un tié boudien, hummm un bon sandwich à la viande

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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