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11 mars, je crois, tu crois, nous croyons et pendant ce temps la terre tourne


le trafic à medina

en déambulant dans le quartier, je parle avec les gensses, le marchand d’art africain pour touriste en veut aux guinéens qui tiennent la plupart des épiceries du coin « ce matin j’ai failli loupé une affaire avec des toubabs qui voulaient m’acheter un truc, ils n’avaient que 10 000 fcfa, j’ai voulu faire la monnaie chez les guinéens, ils m’ont dit qu’ils n’en avaient pas, jai été obligé d’acheter une recharge téléphone de 1 000, là ils l’avaient la monnaie; c’est toujours pareil avec les guinéens, ils ne veulent jamais te donner de monnaie; j’aime pas les guinéens, ils sont racistes », je lui demande « tous les guinéens », il me dit « oui tous il faudrait qu’il repartent en guinée », je lui dis « mais là c’est toi qui est raciste », je ne m’éttendrai pas ici sur la définition du racisme , car je le répète, encore une fois, guinéens, sénégalais, suédois ou viétnamien, il s’agit, et ce ,’est pas moi qui le dis de la même race, homo sapiens sapiens
plus loin je croise ma copine binta, on papotte et elle me présente une copine yafatou, qui arbore un trés joli voile fuchia sur la tête, voile que je remarque souvent sur les filles, de toutes les couleurs de l’arc en ciel, léger, transparent, qui donne à leur silhouette une grâce infinie et je dirai un sex appeal certain
elle me dit c’est une ibadou, c’est une vrai musulmane
je lui demande alors « mais toi tu es musulmane »-« oui bien sûr »-« et tu ne porte pas l’ibadou »-« non »- » tu n’es pas une vrai musulmane alors », je sens le doute poindre dans son esprit et lui dit : « pour être une vrai musulmane il suffit de le montrer alors? moi je croyais que d’être musulmane ou croyante quelque soit sa foi c’était une histoire en tre ton dieu et toi »
binta a décroché, elle me dit tu veux manger, ça tombe bien j’ai faim
à l’arrêt du car rapide je rencontre mustapha, électricien et philosophe, il me regarde et me dit :  » bonzour comment ça va, vous ètes un artiste », mustapha est perspicace, on parle de tout et puis de rien, quand soudain il me dit, en europe, vous avez perdu, l’humanité, c’est chacun pour soi, parce que vous ne croyez plus en rien, l’autre fois j’ai rencontré des espagnoles, ils ne croyaient même ps en dieu, ils me disaient dieu n’existe pas, nous nous croyons en l’homme; en europe il n’y a plus de religion, c’est pour cela que ça va mal, vous étes des pains », ce à quoi je lui retorque » on peut aussi être spirituel sans religion », il me répond « oui mais vous vous ètes un artiste, les artistes sont au dessus des contingences de ce monde, ils sont ailleurs, vous ètes hors du temps », ouf me dis-je dans ma ford intérieure, je lui réponds « ça doit être ça », mon bus arrive, nous nous souhaitons une bonne soirée, il me dit « je suis content d’avoir échangé avec vous, aurevoir, dieu soit avec vous »
dans le quartier il y a beaucoup de gensses pauvres, de femmes célibataires avec enfants, les enfants sont dans la rue toute la journée, un sociologue qui travaille dans un centre qui accueille les petits talibés, les soigne, les scolarise, leur done à manger me dit que au début ils ont eu les pires difficultés à se faire accepter dans le quartier, notamment par les marabouts qui voient d’un trés mauvais oeil tout ce qui de prés ou de loin leur rappelle l’occident, notamment que l’on leur apprenne le français et qu’ils soit scolarisés
il me dit « nos gouvernants n’aiment pas que le peuple soit instruit, qu’il ai son libre arbitre et les religieux ont peur de la culture qui mène au doute, quelle soit si elle ne vient pas d’eux; nous les sociologues nous sommes trés mal vu, car de fait nous doutons, nous posons des question, nous critiquons , les puissants n’aiment pas que le peuple leur pose des questions, ni qu’il s’en pose
plus tard dans l’aprèm mon amie aïssa me dit comme ça entre la banane et le lait caillé, « il paraît que les francs maçons sacrifient leur premier fils dans des cérémonies secrètes, les francs maçons, c’est pas bon »
émanant moi même d’une famille du côtés de mon père, d’obèdiance maçonnique, je me dis que j’ai eu de la chance que ce soit des conneries étant fils unique

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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