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jeudi 2 juin la famille a bobo


la grand mère griot

j’arrive à bobo à la station de bus ; abdou vient me chercher en 103 peugeot, qui sont ici des P50, nous partons sur les chapeaux de roue vers la maison ; les routes à bobo sont comme la plupart des routes que j’ai pu connaître ici, défoncées ; des trous gros parfois comme des voitures ;

il parait que lors des fêtes les jeunes, encore eux, allument des feux sur le bitume, ce qui a tendance à le faire fondre et laissé des trous ; comme la DDE locale, n’est pas des plus véloces les trous durent, et s’agrandissent au fil du temps ; cela provoque un ballet gracieux de tout ce qui peut rouler, une sorte de slalom géant ; il n’est pas rare de se retrouver nez à nez avec un bus ou un camion, chargé plus de deux fois plus que de raison qui lui aussi tente d’éviter un trou de son côtés ; donc il se trouve du notre ; la tolérance sur le franchissement des lignes continues voire des sens unique est proportionnelle à la grandeur des trous ;

nous quittons le goudrons, les routes dites goudronnées, les douze mètres,  avenues et les boulevards, pour rentrer dans les six mètres, les rues adjacentes, desservant les habitations ; bobo comme ouaga, sont des villes à plan orthogonale ; les logements sont le plus souvent en rez de chaussée entourés d’un jardin, clos par des murs ;

cette typologie urbaine donne au burkina un aspect beaucoup plus anglo-saxon que ses grands voisins qui eux serait plutôt sur un plan urbain dense et en étoile à la française ; les six mètres sont en laterite, pas entretenus, sans système d’évacuation, il y a donc de grandes saignés naturelles qui  se sont creusées au long des années à chaque saison des pluies ; et nous y sommes en plein, dans la saison des pluies ;

sur le P50 assis sur le porte bagage mon fondement souffre du manque d’entretien de la voirie ; mais nous finissons par arriver, sans escares ;

en entrant j’ai droit aux honneurs de la maison, tout le monde est là pour me souhaiter “bonne arrivée”

djan dans la cour à bobo-dioulasso

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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