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dimanche 5 juin dans l attente d un heureux evenement


les boulistes

djan, la femme d’abdou est enceinte jusqu’au yeux, elle est resplendissante de plénitude, grande, belle, elle se déplace avec une grâce incroyable dans cette cour, cuisine, salle de bain toilettes ;

malgré son états elle bosse toute la journée, porte des poids, elle ne se ménage pas ; elle nourrit toute la famille et ne plaint pas ses efforts ;

je sors visiter la ville, me promener dans bobo, cette ville jardin, le quartier est sympa ; nous habitons à côté d’un marché au poisson tenue par une armée de femmes, ça piaille toute la journée ; et des bar à liqueurs  ce que je n’avais pas vu au sénégal ou au mali,  la religion est beaucoup moins présente dans la société burkinabé, il y a une permissivité et une tolérance beaucoup plus grande ;

ici il y a des cafés partout, que l’on appelle des maquis, les clients sont des maquisards ; au burkina force est de constater qu’il y a beaucoup de maquisards ;

sur la voie de chemin de fer de la révolution, de temps en temps passe un train de marchandise, infini ; il traverse le quartier de part en part, au ralenti, en faisant tout trembler, dans un vacarme effroyable de machine d’un autre siècle ; en afrique les machines que j’ai rencontré ont vécues et elle le raconte, avec fumée, fuite d’huile et fracas ;

nous sommes à la limite de la ville ; à droite le centre, à gauche la campagne, la végétation luxuriante, des herbes plus grandes que les gensse, des arbres gorgés de fruits ; sur le goudron tout et n’importe quoi, porté, traîner par toute sorte d’équipage ; j’assiste en direct à la collision entre un mouton et un motocycliste, la moto est morte, le mouton à l’air d’aller, à voir, et le motocycliste se tord de douleur, mais debout ; aussitôt se crée un attroupement autour et un embouteillage ;

il fait lourd, je me  pose au café du coin ou j’ai pris me habitudes ; sous les arbres, à l’ombre, au bord du goudron, je regarde devant moi le spectacle de l’afrique ; les gensse qui passent, les vélos les motos transportant jusqu’à cinq personnes serrées ;  un veau ou vingt poulets la tête en bas ;

des 504 break de toutes formes, dans tout les états, bondées des gensse ; sur la galerie, leur vie, des sacs, des animaux, un chargement parfois aussi gros que la voiture ; des camions dans le même état, certains penchent vraiment et m’effraient en frôlant la terrasse, mais ça passe ;

la nuit tombe sur bobo-dioulasso, je rentre à la maison, les femmes s’activent dans la cuisine, les gamines font la lessive, les mecs regardent la télé

un maquis

préparation de l’encens à la maison

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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