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mardi 4 mai balade dans les profondeurs de mopti


le soir à mopti

cette après midi, je n’ai pas grand chose à faire, il fait chaud, mais n’ayant jamais été habitué à faire la sieste de ma vie, j’ai beaucoup de mal à m’y mettre ;

je sors de la maison, à côté du stade et je marche sous un soleil de plomb, je marche sans but, un peu étourdis par la chaleur ; il n’y a évidemment personne dans les rues, les gens normaux sont à l’ombre ; j’entends quelques “toubabou” par ci par là, ici au mali c’est toubabou, je trouve ça plus doux que toubab et puis ça change ;

je m’enfonce dans les petites rues, les quelques personnes que je croise sont étonnées, et d’une de voir  un toubabou en cette saison et de deux dans ce quartier reculé de la ville et de trois à cette heure ci, par cette chaleur, mais bon sans plus, ils me saluent “bonzour, ça vaaaa bien” ; je reconnais une boutique, ce qui n’est pas toujours évident en afrique ; j’achète un sachet d’eau glacé et puis deux et continu ;

plus loin une toute petite mosquée en banko, on dirait une mosquée de poupée, tellement elle est petite ;

je m’arrête pour la dessiner ; en quelques instants je suis entouré d’enfants, curieux il observent mon dessin ; comme à chaque fois, passée la seconde de timidité, ils s’approchent, jusqu’à me toucher, à tel point que j’ai du mal à dessiner tellement ils voudraient chacun, être le plus prés possible du dessin ;

au sénégal j’avais appris “bouma yengel” qui veut dire ne me fais pas bouger en wollof, je ne connais pas la version bambara, il faudra que je songe à l’apprendre ;

j’ai une grappe compacte d’enfant autour de moi et comme souvent je suis obligé de leur dire de me laisser au moins l’espace pour bouger le bras et aussi une vue vers ce quoi je dessine ; tout le monde rigole, deux adultes qui observent depuis quelques minutes, se marrent aussi, ils disent en bambara de me laisser respirer ;

parfois en plein jour, il fait nuit sur mon carnet, tellement il y a d’enfants qui veulent voir le dessin en même temps

le marché permanent sur la digue

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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