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mardi 11 mai depart prevu 6 heures 30


le marché de mopti

je pars pour sangha, en pays dogon ;

départ prévu 6 heures 30, j’arrive à 5 heures 30 sur les conseils d’un guide touristique, en vacance car nous sommes en saison basse ; au marché je dois voir avec un menuisier qui m’a confirmé hier qu’il me réserverai une place ce matin ; il n’y a personne et le menuisier d’aujourd’hui n’a plus du tout la même tête que celui d’hier, ok c’est bon j’ai compris, je vais voir au départ du taxi brousse tout est fermé ;

depuis trois jours grâce entre autre au laryam, j’ai crise de foie sur crise de foie et la courante, tout est fermé dans le marché, je trouve un coin isolé, je me soulage ; en ressortant je vois la boutique de tout et n’importe quoi qui ouvre, vite un nescafé, suivit d’un coca et j’ai faim, une omelette bien grasse baignant dans l’huile, qui me redonne une crise de foie directe ; merde ça allait mieux ;  je refile dans mon coin isolé, j’en ressort lessivé ; il est 7 heures 30, le bureau du taxi vient d’ouvrir, je fonce sur le type, il me dit tout est complet, prochain départ dans quatre jours, je suis bleu ; il me dit : « sinon c’est quarante cinq mille vous louez un taxi pour vous tout seul » , je lui répond “vous rigolez, vous m’avez bien vu”, en effet il rigole et me dit de patienter ; au bout d’une demi heure et de trois nescafé, il me dit que c’est bon départ prévu dans une demi heure, soit vers 8 heures 30, 9 heures ;

il est maintenant 10 heures nous sommes dix à attendre toujours rien de neuf à propos d’un éventuel départ ; il manque quatre personnes, ça commence à chauffer, tout le monde gueule, il fait quarante degrés, le soleil cogne ; j’ai bien fait de venir il y a cinq heures, me dis-je ;

le type du taxi nous propose d’acheter les quatre places qui manque à dix, soit quatre cent francs chacun, et  on pourra partir ; nous nous concertons ok banco, on paye plus pour voyager plus ; mais maintenant il faut encore attendre un type qui doit arriver ;

il vient d’appeler il se lève à l’hôtel à côté et arrive ; tout le monde commence à s’énerver grave, moi j’ai toujours mal au bide, ça ne s’arrange pas, mais maintenant il n’y a plus de coin pour s’isoler, le marché grouille de gensse ; finalement 12 heures 30 le type arrive, on démarre, je squatte direct la place du mort, sous prétexte d’avoir besoin d’air au risque de vomir sur tout le monde ;

c’est bon on file, soixante kilomètres en deux heures ; on arrive à bandiagara, là il faut trouver une mob pour rejoindre sangha ; dans ce coin hyper touristique, les mecs me prennent pour un américain, les prix s’envolent dix, quinze mille francs cfa ;

j’appelle la famille où je me trouvais à mopti, le fils aîné me conseille d’aller voir un ami à lui qui me fera un meilleur prix, je dois négocier sec pour ne pas me faire totalement enfler, aller cinq mille pour faire soixante kilomètres après tout je suis crevé, j’ai mal au bide et ça ne fais que sept euros et des poussières ; pas grand chose pour moi, beaucoup pour le conducteur ;

nous partons sur la piste en laterite en mob à fond conduite par un fou qui s’amuse à me faire peur, “monsieur charles tu as peur?” ; il fait des dérapages pas trop contrôlé dans les tournants sablonneux de la piste, on manque se viander une dizaine de fois ; “oui j’ai peur ralenti, sinon je descend”, il ralenti deux minutes et recommence ; après un tournant ensablé et une grosse frayeur, il se clame pour un moment ; deux heures pour faire soixante kilomètres derrière ce bargeot, je suis encore plus malade ; nous traversons le pays dogon, les paysages sont sublimes, mais je n’ai absolument pas le loisir d’en profiter, occuper à surveiller la route et à tenter d’anticiper le moment où l’on va définitivement déraper dans un virage et sauter le plus loin possible de la mob pour ne pas mourir ;

finalement nous arrivons à sangha, je file au chiottes, il attends pour que je lui paye une bière, il peut courir

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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