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lundi 26 avril tempete sur la ville


les marchandes de légumes sur la route

tempête de sable, un mur beige rempli le ciel et avance ; en bas, c’est la folie totale, des tourbillons de vent partout, lèvent la poussière et tout ce qui traîne, et il en traîne des choses, des sacs, des sachets, un monde de plastique qui voltige dans l’air, on ne voit plus à cinq mètres, les commerçants s’envolent en tentant de retenir leur stand, un vent chaud mais qui bizarrement emmène une sensation de fraîcheur, effectivement des gouttes d’eau grosses comme des oeufs de pigeon dégringolent du ciel ;

je traverse le quartier qui tout à l’heure regorgeait encore de gensse, de charrettes remplies d’affaires, des mobs partout, maintenant pratiquement vide, seule des ombres furtives passent, un tissus sur la bouche, recourbées, les yeux plissés au maximum; chez les camelots, c’est l’apocalypse ;

je prends un mini bus vert, pour traverser l’immense niger ; bien m’en a pris, sur le pont le fleuve est démonté, creux, risées, on dirait la mer ;

de l’autre côté le ciel s’éclaircit le vent se calme ; dans la rue, les enfants sont là, ils jouent, en me voyant il me fondent dessus ; comme à chaque fois depuis la première séance de peinture, il veulent peindre ;

« toubabou, peinture » ; un peu usé par la ville, j’ai besoin d’une douche ; eux veulent peindre, ils font le siège de la terrasse ; je vois trois petites têtes qui dépassent à peine du massif de fleurs « toubabou, peinture » ;

ok c’est bon, je sors le matériel le distribue et file sous la douche, exténué ;

en ressortant tout est en place, les enfants peignent, paisibles ; je regarde cet espace de liberté totalement autogéré, c’est fascinant ; en fait c’est ma présence qui sonne la fin de cet état de grâce, les petits viennent me montrer leur dessins fièrement, et évidemment ils veulent tous faire pareil au même moment, donc il y a bataille, un peu ; ça se calme direct, il repartent à leur place ; je passe les voir, ils sont hyper fier et m’explique en bambara leurs peintures, je ne comprends toujours rien mais on passe de sacré bon moment ensemble ;

ce qui est tout de même le principal

les vendeuses de poissons

la vendeuse de frites sur le boulevard

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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