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dimanche 25 avril je retiens mon souffle


les filles à bamako

une dizaine de jours à bamako, dont une semaine de canicule ; on en parle dans la presse, je n’invente rien ; écrasé par la chaleur ;

deux séances de peinture à la volé, avec les petits du quartier ;

beaucoup de siestes, de bains dans le niger, des douches à répétition, ici l’eau ne manque pas ; elle est même très bonne à boire ; avec un petit goût de roche et suivant les jours un léger goût de terre ;

ce soir le ciel s’épaissit, il y a de l’orage, ça va bien finir par craquer, hum une bonne averse tropicale, dix degrés de moins ;

mais rien à faire, le vent qui sent la pluie d’on ne sait où est chaud, brûlant même ; il tombe trois gouttes, et puis rien, l’espoir de fraîcheur s’évapore ;

maintenant il fait nuit, toujours aussi chaud ; le ventilateur au plafond bloqué sur vitesse maximale brasse l’air chaud, rendu généreusement par les murs de la maison chauffée toute la journée ; je m’endors ;

je ne sais à quelle heure soudain l’air s’épaissit, j’ai du mal à respirer, dans un demi sommeil, je pense vite, j’essaye de comprendre ce qui se passe, où suis-je ; je dois participer à une expérience, on m’a mis dans une pièce surchauffée, fermée, je vais en ressortir et bien rigoler et respirer normalement ;

mais ça dure, l’expérience est moins drôle, ce ne doit pas être ça ;

je me réveille, il y a une coupure de jus, le ventilateur s’est arrêté, il fait nuit noire, mais je vois l’air devant moi, solide et têtu, refusant tout net de se faire respirer ;

j’ai la sensation d’être un poisson, hors de l’eau ; rien ne sert de paniquer, ou de me révolter contre cette situation ; je sais bien que ça ne sert à rien ;

à moins de partir nu dans la nuit à la recherche d’un hôtel quatre étoiles, ou d’une banque ;

je sors de la chambre, pareil, je sors dans le jardin pareil, je n’y crois pas, c’est bon je capitule ; rien à faire que d’essayer de dormir en suant et sans respirer ;

je retiens mon souffle, jusqu’à demain, l’électricité revient le ventilateur re-brasse l’air chaud, ça va mieux  je me rendors

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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