Publié le

dimanche 2 mai la route est longue en saviem


la gare routière à bamako les marchands ambulants

la gare routière à bamako les marchands ambulants

bamako départ de la gare routière 10 heures 30, dans un vieux saviem ; le même modèle que ceux qui m’amenaient, il y a trente ans, en classe de neige à saint giron, ou en classe de mer à andernos les bains ; effectivement en entrant dans le bus, il flotte comme un parfum de mon enfance, rien n’a bougé ; si, il manque à peu prés tout ce qui est accessoire, les poignets, les accoudoirs, les cendriers, on s’en fout de toutes façon il est interdit de fumer ; il manque aussi quelques vitres, ce qu’ils appellent ici la clim gratuite ; les portes ne ferment plus depuis longtemps, mais pourvu que ça avance et ça avance ;

il est 16 heures 30, nous sommes à ségou deux cent trente cinq kilomètres plus loin ; le vieux saviem fume noir et peine un peu dans les côtes du mali tout plat ; on file à un bon quarante cinq kilomètres à l’heure, plus les arrêts divers, contrôles, passagers qui montent et qui descendent ; sur la route chaque arrêt est l’occasion de se goinfrer de conneries, fumer une clop, pisser ;

il est 19 heures 30, nous sommes cent quatre vingt huit kilomètres plus loin, la nuit est tombée ; comme notre saviem, n’a plus trop de lumière, lorsque nous croissons un camion, le chauffeur actionne un gyrophare qu’il a placé sur le nez du bus, tout va bien ;

soudain un grand bruit sous le bus, et puis nous roulons sur un gros truc ; le chauffeur s’arrête court vers l’arrière du bus et reviens avec le pot d’échappements qu’il met dans le coffre ; c’est vrai que l’on peut rouler sans, nous repartons ;

22 heures 30, san, nous avons tout de même avalé quatre cent trente quatre kilomètres en douze heures, chouette ; en deux deux le chauffeur et ses apprentis sortent une boite de boulons, le pot, se couchent sous le bus et le replace ;

nous repartons il est minuit, il reste à peu prés deux cent kilomètres je m’endors ;

réveillé à 6 heures 30 par un flic qui veut voir mes papiers, nous sommes arrivés à mopti ; vingt heures de voyage pour six cent kilomètres, je suis lessivé

sur la route, les marchands ambulants

Publicités

À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s