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tambacounda bamako


une omellette à la frontière malienne

départ de tamba à 2 heures 30, le bus a eu un léger retard ; on nous à fait miroiter le luxe d’un bus climatisé, en fait de clim il fait quarante cinq dans le bus, il n’y a pas un souffle d’air ;

finalement, après des palabres interminables avec des gensse arrivant de dakar en surchauffe, voire cuits, même le conducteur en convient et dit : « on va laisser les portes ouvertes » ;

nous partons il est 3 heures, je m’endors !

5 heures, réveillé par la douane sénégalaise, « madame, madame, réveillez vous, vous retardez tout le monde », tout faux je ne suis pas une dame et en fait de retard on nous parque dans le jardin de la douane, il y a là trois bus complets qui attendent le passage en douane ;

dans le jardin, une centaine de chaises en plastique, tournées vers un écran de télé, tout le monde est hilare ; je rentre, il y passe un dvd de de funés et montand, dans “la folie des grandeurs”, cette scène est assez surréaliste, je me marre aussi ;

les douaniers douanent, on repart après une demi heure ;

on fait cinq kilomètres, la douane malienne, il est 6 heures, on doit attendre l’ouverture à 9 heures ;

nous attendons ; je fais un tour il fait déjà chaud mais ça va ;

il est 7 heures, le soleil se lève sur la brousse, nous sommes au milieu de rien, il y a un troupeau d’ânes, hyper sympa, une dizaine de bus en transit, des camions, des voitures particulières, les gensse s’installent sur des nattes en plastoc, un peu partout, autour du poste frontière ;

comme à chaque fois qu’il y a un arrêt, les commerces, les boutiques, les vendeurs ambulants et les talibés affluent ; je m’installe dans un petit resto en paille, commande un café et une omelette ruisselante d’huile, je suis calé pour un moment ;

je fais plus ample connaissance avec mes compagnons de voyage, tous comme moi, un peu dans le pâté, certains arrivent de dakar, après un périple de douze heures ;

saliou l’ivoirien qui rentre à yaoundé, momo, le guinéen qui file sur konakri, allasane le nigérien, marabout de son état, habillé comme en plein hiver, qui fait carême, donc maigre le jour ; il n’a pas faim il s’est remplie la panse cette nuit ;

ça discute grave avec le douanier, sur la taxe du fanta sénégalais moins cher qu’au mali, embarqué ;

nous, nous attendons, en buvant du lait caillé en sachet, de l’eau en sachet, en jetant tout ces sachets dans la brousse ;

soudain la situation se débloque, le chauffeur à lâché mille francs cfa soit un virgule cinq euro, tous le monde remonte dans le bus, c’est reparti ;

pas pour longtemps, cinq kilomètres plus loin poste de contrôle, nous descendons, contrôle des passeports et litige pour le fanta ; en attendant un sachet de lait caillé, un coca, un oeuf dur ;

finalement le chauffeur lâche mille balles, nous repartons et vingt kilomètres plus loin nous arrivons à kayes, contrôle, tout le monde descend ;

“quoi vous transportez du fanta?”, pour nous re-lait caillé, eau en sachet, tripes de moutons, vingt minutes de palabres,mille balles ;

nous repartons, sortons de kayes et là, contrôle des passeport ;

« du fanta ? on va discuter » ;

il est 13 heures on à fait trente kilomètres en sept heures ;

maintenant il fait vraiment chaud, nous buvons du lait caillé en mangeant des frites avec de la chèvre ; le vent qui nous fouette, dans le bus qui repars à fond est brûlant, on s’en fout on roule ; je m’endors, quelques arrêts, du lait caillé, du coca, de l’eau en sachet ;

19 heures, arrêt dans un village, il ne reste plus que trois cent kilomètres avant bamako ; frites, bananes grillées, poulet, coca, nous repartons il est 23 heures ;

minuit, le bus tombe en panne, tous le monde descend s’éparpille sur le bas côté, les nattes se déroulent aprés une demi heure le bus est réparé, nous repartons ; cinq kilomètres, le bus tombe en panne, on ressort, re-déroule les nattes, re-dormons une demi heure, le bus est réparé ; re-départ, dix kilomètres plus loin, croyez moi si vous le voulez mais le bus tombe en panne ; là personne ne sort, y’en a marre, plus un souffle d’air, il est une heure du mat, je meurs, heureusement le bus est réparé, en fait c’est le carburant de très mauvaise qualité qui bouche le moteur, l’apprenti souffle dans les tuyaux rallume le diesel et ça repart ;

2 heures 02, arrivée à bamako vingt quatre heures de voyage ;

je prends un taxi et file jusqu’à africa -hawa, il est 2 heures 26, je prends une douche et au lit

le vieux bus fatigué

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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