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samedi 13 mars la route vers ziguinchor


un café à la frontière gambienne

levé 4 heures 30 ; faux départ à 5 heures 30, on a crevé dans la gare routière, alfonce change la roue et c’est parti ; il est 6 heures passée, alfonce le bien nommé slalom entre les nids d’autruches sur la route ;

10 heures la frontière gambienne, mille francs de visa pour les toubabs ;

passé le poste, la route est une piste ; cinq contrôles, police et armée plus loin, le bac ; il est 12 heures 30, la foule sympa vend tout deux fois moins cher qu’au sénégal il y a deux fois plus de vendeurs que de voyageurs ; une omelette, un café touba, l’attente favorise le commerce frontalier ; ils sont des centaines à vendre des slips, du café, du viagra, des boissons, du tissus, des gâteaux infâmes et tout , d’autres indiens ou chinois ;

13 heures, finalement on embarque, le bac penche vraiment sur sa gauche, capacité cent tonnes, bondé de bus de car, de gensse, l’ordre d’embarquement est des plus aléatoires ;

la température est plus clémente qu’à kaolack, mais le degré d’humidité est tel que la chaleur parait plus forte, les vêtements collent à la peau ;

la traversée du fleuve gambie est magnifique,  la végétation abondante tombe dans l’eau ;

de l’autre côté de la rive, même schéma, les boutiques, les marchands, les gâteaux secs ;

sortie de gambie, il faut repayer mille francs, ce n’est plus un visa c’est une taxe ;

contre tout mes principes et ce qu’on m’a dit ici de ne pas faire, je craque devant trois petits gamins en guenilles, je leur achète à chacun une bouteille de lait, qu’ils vont direct filer à leur marabout ; je suis désemparé ;

la route est défoncée, sur le bas côté c’est la fameuse tôle ondulée, alfonce choisit cette dernière alternative, ça me berce je m’endors, jusqu’à la frontière sénégalaise ; je rentre pour le visa dans la guitoune, remplie les modalités et tend mille balles aux douanier, qui est éberlué : « qu’est ce que c’est? » me demande t’il, je ne comprend pas et ressort, en fait c’est la frontière sénégalaise, il ne faut pas payer ;

nous entrons en casamance, un militaire tout les deux kilomètres, un char tout les cinq; plus que cinquante avant ziguinchor, ce sont les plus long, je n’en peux plus ;

le végétation déborde de vie, des arbres de toutes tailles et couleurs, une forêt dense, il fait maintenant vraiment chaud et humide, nous sommes tous collés les uns sur les autres dans le mini bus ;

et puis, le fleuve casamance, large et majestueux, il est 15 heures ; ziguinchor est un immense jardin, magnifique ; malan vient me chercher à la gare routière, avec sa mob, je suis toujours étonné de circuler dans la masse compacte du trafic sénégalais, sur un 103 peugeot, à deux avec mon sac de vingt kilos, sans aucuns problèmes ;

j’adore ces moments, lorsque j’arrive dans un endroit que je ne connais absolument pas, les yeux grands ouverts ;

la ville semble beaucoup plus entretenue que ce que j’ai pu voir jusqu’ici au sénégal, les rues sont pour la plupart goudronnées, ou pavé, des maisons basses, des arbres impressionnants, manguiers, arbres à pains, fromager, nous traversons différents quartiers des rues bondées de gensse, des vêtements de toutes les couleurs, des enfants partout ;

nous arrivons dans le quartier grand dakar, entrons chez malan ; dans la cour, je sers un nombre impressionnant de mains, il me présente aux chefs de famille, les trois grands mères, assises à l’ombre du manguier qui trône au milieu de la cour ;

comme je l’ai souvent remarqué ici, malan me propose de prendre une douche, cela fait parti de l’accueil, les voyages étant toujours chauds fatiguant et salissant ;

j’accepte avec plaisir, d’autant qu’il est maintenant 11 heures il fait très chaud et toujours humide ; la différence avec kaolack est frappante, je comprends pourquoi la végétation est en pleine forme ;

je prends une longue douche à l’eau froide, en réalité tiède, c’est un bonheur en sortant dans la cour, malan m’attend, nous buvons les trois thés, ça va mieux

les marchands en attendant le bac pour traverser le fleuve gambie

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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