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jeudi 24 fevrier – le voyage


la route vers kaolack, des femmes comme des baobabs

fin du séjour à dakar, j’avais finis par croire que je n’y arriverai jamais ; mais nous voilà partis, ma fée aïssatou et le chauffeur, maran, c’est son nom ;

départ de guediawaye 9 heures 30, jeudi 24 février, pikine, rufisque, m’bour ;

nous sortons péniblement de la conurbation dakaroise, dans un enfer de poussière, de pollution, de bruit, sur le goudron défoncé et jamais entretenue ;

la ville à l’infini, des milliers de gensse tout au long de la route, des voyageurs, des commerçants, des badauds ; sur le bords et au milieu, sur les toits des camionnettes des camions, des maisons ;

et enfin, la brousse, la forêt de baobab, c’est à dire un arbre tout les 50 mètres ; des villages, encore un peu de gensse qui marchent, qui se font transporter en charrettes sur des chemins de sable parallèles à la route goudronnée ;

quelques voyageurs qui tendent le bras dans l’espoir d’être pris, d’autres qui s’enfoncent dans un paysage totalement vide avec sur leur tête, à peu prés tout ce qu’ils peuvent porter ;

il y a aussi toutes sortes de bestioles de la ferme, des ânes, des chevaux, des poules, des chèvres, des moutons, ils traversent et parfois changent d’avis au milieu de la route et au milieu de la circulation, ce qui donne l’occasion de bonnes embardées qui rajoute à la chaleur ; il fait quarante six au compteur de la navette japonaise ; j’adore, j’ai le bras à la portière, le chauffeur me prends pour un jobastre, car outre la chaleur ici tout peut arriver, il ne vaut mieux pas laisser traîner son bras ; il met la clim, je passe derrière et ouvre ma fenêtre, je préfère le vent brûlant, là je ne sue pas, avec la clim je suis en nage ;

sur le bord de la route des animaux accidentés, des ânes mort, le cadavre d’une chèvre toute gonflée, d’ailleurs une 505 break s’en paye une de plein fouet, elle file sur le bas côté elle est miraculeusement vivante, pour combien de temps, mystère ;

le paysage évolue, la nature devient plus verte, des baobabs toujours mais aussi des palétuviers, des eucalyptus, toutes sortes d’arbres, la terre est rouge, mes yeux s’allongent sur l’horizon ; plus tard un car avec un troupeau de moutons sur le toit, des vieux berliet de quand j’étais petit, boursouflés, doublant de volume de par leur cargaison ;

sur le bord de la route un gros bus encastré dans une maison, on dirait que ça vient d’arriver, mais ça peut aussi faire dix ans ;

12 heures 30 kaolack, surpeuplée, quarante cinq degrés, un coca, un fanta pour la princesse, deux oranges et nous repartons ;

nous abordons les marais salant, le siné saloum, plats comme une crêpes beurre sucre, tout est d’un rose sublime ; puis la végétation s’épaissit, des cocotiers des fruitiers et la mangrove, la route, si je peux l’appeler comme ça est de plus en plus lépreuse maran, qui en fait s’appelle marlan (c’est moins rigolo) conduit sur le bas côtés, à l’anglaise, sacré marlan, nous évitons forces bus et camionnettes, qui nous arrivent en face ;

il est 16 heures nous arrivons finalement à toubacouta, il fait quarante six degrés, six heures trente de voyage, je suis fatigué, aïssatou aussi

les enfants à l’arrivée à toubacouta

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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