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jeudi 15 avril – depart de tamba dans la nuit


en attendant le bus pour bamako

ali assure jusqu’au bout, il habite au sénégal depuis quelques années et parle le wollof comme un livre ; ça étonne la plupart des chauffeurs de taxis et autres rabatteurs de ticket de bus ;

autour de l’arrêt de bus on trouve une quantité de personnes qui nous sautent dessus dés que nous arrivons ; chacun a un plan plus intéressant que l’autre pour vous faire voyager à moindre coût vers n’importe quelle destination ; passé hier soir pour se renseigner, nous avons été happé par mohamed qui nous a promis un voyage tranquille et sans encombre vers bamako, une compagnie sérieuse, des bus climatisés, le luxe total ;

mohamed nous a vu de loin ce soir, il joue des bras pour parvenir à nous ; la bataille est rude, la concurrence sans pitié ; il se fait reconnaître, nous le reconnaissons, il est ravi ; nous reprenons la voiture, je ne comprends plus rien, quelques kilomètres plus loin, nous arrivons, à l’arrêt du bus, au milieu de nulle part ; un poteau électrique, une lumière, une bicoque, vide, une ancienne école, il y a encore des tables, des bancs, dans une pièce à l’écart, un bureau, des carnets à souches, seul évidence qu’il s’agit bien d’un arrêt d’autobus ; commençant à connaître l’honnêteté des sénégalais, je paye mon voyage à ce type, en échange, il me donne un billet, qui pourrait ressembler à n’importe quoi plutôt qu’à un billet ; le bus doit arriver vers minuit, sachant qu’il est parti de kaolack à 22 heures, je réfléchi et me dis qu’il y a quelques jours, celui que j’ai pris pour venir a mis 5 heures pour faire les deux cent soixante treize kilomètres qui séparent kaolack de tamba ;

je commence à avoir l’expérience de la précision sénégalaise, elles est toujours optimistes, comme les sénégalais ; la notion du temps est une chose relative ;

je décide donc de dormir si je peux et je m’endors ;

vers 2 heures 30 le bus arrive, dans un nuage épais noir et compacte ; tout le monde se réveille, s’excite, un des voyageur est très colère, il menace le chauffeur de représailles si jamais il n’ouvre pas la porte de derrière, pour au moins respirer, dans la fournaise du bus soit disant climatisé

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À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

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