Publié le

chaos lac


les montagnes de sel de kaolack

kaolack, là où la mer touche la terre, où elle est au même niveau, en wollof ;

carrefour du sénégal pour parcourir l’afrique de l’ouest ; capitale de l’arachide mais malheureusement, crise mondiale de l’arachide, le président actuel qui vend le marché au privé ; évidemment spéculation donc c’est le bordel ;

il y a quelques années, aux dires des gensse, la ville était prospère, maintenant elle sombre doucement dans la misère ;

depuis l’égypte et notamment alexandrie dans les années quatre vingt, je n’avais pas vu une ville dans un tel état de saleté et d’abandon ; les routes éventrées, le centre ville n’est qu’un tas de détritus, les égouts en chantier, la chaleur accablante n’aide pas ; rien n’est organisé, la vie se passe au présent, le passé n’a pas grande importance et l’avenir inch’allah ; les maisons coloniales en ruines, jouxtent celle plus récentes sans aucun plan directeur évidemment, c’est un amas de choses dans tous les états ;

au milieu de la ville, un marché, gigantesque aussi beau que pathétique, seul endroit ou il règne une fraîcheur salvatrice, lieu d’une d’activité diverse, l’ambiance est très sympa, les gens ne sont pas trop habituer à voir des étrangers, bien que ce soit le seul endroit de la ville visité par les touristes ; kaolack est une ville de transit ; en périphérie du marché on trouve les vêtements chinois, aux couleurs chatoyantes, les T-shirts de foot, de faux grossiers de toutes les équipes du monde et les contrefaçons, lacoste, dolce gabbana, prada, gucci en plastique comme si ils en pleuvaient, vers l’intérieure, les tailleurs, les marchands de tissus ; au centre la nourriture, les odeurs arrivent, le marché au poissons et le poisson séché, ce qui sent le plus ; bizarrement les mouches semblent beaucoup plus intéressées par les légumes, je vois des choux aux mouches, c’est très étonnant ;

un répit et un bonheur, le marché au épices, ça sent fort mais bon, pour mes narines occidentales, et soudain, une odeur chaude sucré, prends la gorge ; une soudaine envie de vomir me passe par la tête, j’en cherche l’origine, et là, derrière un stand de slip calvin klein en plastique, j’en aperçois la source, je suis en train de longer le marché des boucheries triperies, charcuterie, dibiterie ; le spectacle est saisissant, je prends mon estomac à deux mains et décide d’entrer ; des quartiers de viandes entiers, des foies des tripes, des têtes de toute sortes ;

les bouchers sont assez surpris de me voir me sourient, me parlent, me proposent un bon morceau, que je décline poliment ; finalement passé le premier haut le coeur mes sens sont tellement saturés que tout va bien, je ne salive pas encore, mais ça va ;

je ressors saouler de toutes ces expériences et me dirige lentement vers la mer ;

traverse le quartier des menuisiers, ils sont tous plein de sciure et m’appelle patron, je réalise que mon costume les induit en erreur, ici l’habit fait le marabout ou le patron ; un homme vient me voir et me demande si je travaille dans le bois, je me dis que finalement demain je vais remettre mon short, je préfère passé inaperçu en touriste que d’être pris pour un chef d’entreprise qui viens faire des affaires en afrique ;

les égouts sont à ciel ouvert, je vérifie que je n’ai pas de plaie au pied avant de continuer ma route ;

au bout des égouts la mer, les gamins y barbotent dans la joie et la bonne humeur, eux aussi sont surpris de me voir passer par quarante degrés en costard, ils viennent me voir ;

aucun ne parle le français, je sors alors mes carnets pour leur expliquer qui je suis et ce que je fais, ils se poilent en voyant mes dessins et m’invitent à boire le thé sous une tôle ondulée, il fait encore plus chaud là dessous qu’au soleil ;

nous buvons le thé en devisant de tout et de rien, c’est très agréable ;

maintenant il fait vraiment trop chaud, je file, reviens vers la mission prends une douche chaude à l’eau froide et repars vers de nouvelles aventures ;

trouver un cyber pour communiquer

le marché central

Publicités

À propos de charles

1965 né à Périgueux 1984 bac D à Bordeaux 1992 D.P.L.G. à l’école d’architecture de Paris la Villette Peintre depuis 1968 j’habite et travaille 1991 – 92 en France, à Paris 1993 – 94 en Suisse, à Lausanne et à Genève 1995 – 96 aux Etats Unis, à Los Angeles 1996 – 97 aux Royaume Unis, à Londres 1998 – 99 en France, à Bordeaux 2000 – 01 en Russie, à Moscou 2001 – 09 en France, à Marseille 2010 - 2012 au sénégal en gambie, au mali, au burkina faso et au togo 2012 - 2015. au burkina faso 2015 - 2017. au bénin Expositions (pour tous les détails voir site internet, http://uncharles.free.fr) Et l’actualité : http://www.facebook.com/uncharles porteur du projet « les pieds sur terre » pour l’association content pour rien site du voyage : http://contentpourrien.free.fr guitariste compositeur de SNOC : http://the.snoc.free.fr

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s